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VIVRE A SEVRES-ANXAUMONT

La Grand'Goule fête ses 33 ans

16 Mai 2011 , Rédigé par MicB Publié dans #Vie de VASA

Des images suivront... mais d'ores et déjà voici le discours prononcé par La Présidente, Annie Gèze :

 

Chers  amis  bonsoir

  Merci à Madame Le Maire d’avoir répondu à notre invitation. Je profite de votre présence pour renouveler les remerciements de Vivre à Sèvres à la municipalité. L’an dernier à cette époque nous faisions une demande de subvention exceptionnelle pour pouvoir recevoir dignement nos amis portugais. La municipalité a considéré que notre projet méritait d’être accompagné et nous a octroyé une subvention  de 1000€. Ce fut une aide précieuse, appréciée par l’Association et plus particulièrement bien entendu par les choristes. Encore une fois merci.

Choristes, anciens choristes, conjoints et amis des choristes, membres de Vivre à Sèvres-Anxaumont, merci d’avoir répondu à l’invitation de la GRAND’GOULE pour fêter ce qui, somme toute, n’est pas une date anniversaire ordinaire. En effet fêter 30 ou 35 ans paraît sérieux ; les 33 ans, c’est un peu bancal, c’est ou trop ou trop peu. Alors pourquoi, y-a-t-il seulement une explication, un brin de logique, je n’en suis pas sûre.

Lorsque Vivre à Sèvres-Anxaumont s’est créée  en octobre 1977, son but étant de «  favoriser l’information sur l’ensemble des problèmes locaux et de promouvoir les activités socioculturelles de la commune », il y avait tout naturellement une place réservée au chant choral, comme au sport ou à la photo, sauf qu’il n’y avait pas de choristes. L’idée à jailli des méninges de quelques hurluberlus,  une nuit de fête, au bal du foot .Et c’est Romain LOURY,  qui n’habite plus sur la commune et s’excuse de ne pouvoir être parmi nous ce soir, qui a osé se lancer dans l’aventure. Oh ! Ce n’était pas l’effectif qui pouvait l’effrayer (6ou7) mais plutôt les qualités vocales de celles et celui qui ne rêvaient que d’un tour de chants. La vie a fait que Romain n’a pu poursuivre ici sa carrière de chef de chœur (il est toujours resté proche de la chose musicale en l’utilisant comme thérapie dans sa profession).

Des places libres aussi enviables ne restent pas longtemps vacantes, bien entendu. Une prof de math s’est proposée ; je ne me souviens pas du tout s’il a fallu la solliciter longtemps, si le contrat était à la hauteur de ses exigences ; ce que je sais, c’est que,  de mairie en cantine, en hall de salle polyvalente, en salle des jeunes –à l’époque ça n’était pas incongru--, en salle des  rencontres avec quelques  incursions au complexe sportif,  au milieu des coupes, toutes plus rutilantes les unes que les autres— nous nous demandions ce qu’il fallait faire pour recevoir tant de récompenses — ce que je sais,  disais-je, c’est que notre prof de math, Liliane, certes maintenant,  libérée par le Ministère de l’Education Nationale,  de ses activités professionnelles est toujours présente, le jeudi soir , pour tenter d’abord de calmer les bavardages, ensuite par de savants partages par pupitres de faire chanter ensemble, sur des notes différentes, non plus 6 ou7 personnes mais 56 ; ça c’est héroïque, je peux vous l’assurer.

Après quelques années de fonctionnement, la chorale qui s’appelait la chorale de Vivre à Sèvres-Anxaumont, s’est auto-baptisée. Sans doute par désir de rentrer dans la légende, elle s’est autorisée à prendre le nom d’un monstrueux dragon qui aurait vécu au sixième siècle de notre ère au temps de Sainte Radegonde : La GRAND’GOULE. Elle vivait au fond du Clain et lors de la montée des eaux, elle entrait dans les caves labyrinthiques qui traversent le sol poitevin ; elle venait souvent dans les caves de l’Abbaye Sainte Croix et dévorait toutes les malheureuses moniales qui s’y aventuraient. Désireuse d’en finir avec la bête, Radegonde s’arma d’une petite croix puis d’eau bénite, et une fois face à face avec  elle, l’aspergea, dit une prière et la bête disparut dans d’atroces souffrances.

L’effigie en bois de la Grand’ Goule se trouve au Musée Sainte Croix.

La chorale a un chef, un nom, de plus en plus de participants, mais revenons au début de mon propos, pourquoi 33ans ? 

  C’est un bilan de santé ; cet anniversaire est notre généraliste ; dite 33 nous dit-il. Le cœur (sans h) est parfait donc le chœur (avec  un h) est excellent. Nous ne sommes pas des enfants de chœur, nous aimons chanter en chœur, reprendre en chœur, rire en chœur, vibrer en chœur c'est-à-dire ensemble,  en harmonie,  à la fois, de concert, de conserve,  en commun, en même temps. Chanter en chœur, c’est se faire plaisir pour offrir du plaisir. Pour la GRAND’GOULE, les deux mots  chœur et cœur sont plus synonymes qu’homonymes : Regardez bien : La GRAND’GOULE  est un chœur solide, gonflé d’espoir, parfois de chagrin , d’enthousiasme, c’est un chœur qui bat, qui s’enflamme, se livre, qui s’ouvre, qui est là  de tout cœur, de bon cœur , de gaîté de cœur, de grand cœur, qui y va de bon cœur, qui apprend par cœur, qui a le cœur bien accroché, le cœur au bord des lèvres, le cœur en fête, qui donne du cœur à l’ouvrage, qui est au cœur du sujet, du problème , du débat et quand il chante, le chœur de la Grand’ Goule, ça vient du cœur.

Liliane, je crois va nous offrir une traversée dans le désordre des multiples participations à des concerts,  regroupements et voyages. Je pense que c’est à elle que cela revient et en votre nom à tous je lui dis Merci.

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